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montamel

Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 21:59

Le cimetière est contigu à l'église du côté du nord; la partie sud a été depuis longtemps transformée d'abord en place publique, puis en jardin, et s'étendait jusque devant la porte du presbytère. Ici était le lieu de repos des riches, là celui des pauvres.

Avant la Révolution; l'église servait aussi de sépulture à prés de de la moitié des personnes de la paroisse, et en particulier aux seigneurs et à leurs familles.

Comme quelques parties de l'église ont été ajoutées ou modifiées postérieusement à sa fondation, qu'on y voit le style ogival à côté du roman, il n'est guère possible de préciser l'époque de sa construction. Toutefois l'absence de voûte primitive à la nef, l'arc en pelin cintre seul employé dans les anciennes parties, les nervures de pierres de taille qui renforcent les voûtes d'arète, font supposer que cet édifice remonte au XII siècle.

Autrefois l'église de Montamel n'était ni prieuré, ni archiprêré, mais comme aujourd'hui simple succursale.

La paroisse a toujours eu les mêmes bornes.

Outre la commune, elle comprend les hameaux de Loubières (Peyrilles), Ménanerie (Saint Germain), et une partie de celui des Moulins de Cassel (Lamothe Cassel), en tout sept ou huit maisons. Cependant la partie du territoire prise à Ussel en 1826 n'appartient pas à la paroisse de Montamel.

Elle est desservie, depuis 1871, par l'abbé Delcros Jean.

 

 

 

                                                Chapelle séparée de l'église.

 

 

 

ancienne-chapelle.JPG

 

 

 

 

 

 

Une chapelle fut érigée à l'entrée du village du côté de Saint Germain, en 1768. Elle était dédiée autrefois à Saint Sébastien; mais aujourd'hui au dessus du petit autel qu'ellrenferme, on voit la statue de Marie.

Elle a extérieurement 6 mètres 40 de long sur 4 mètres 75 de large. La voûte surbaissée qui la surmont est couverte, comme la plupart des maisons, en grosses ardoises de pays.

 

                                      

    

 

                                          Le couvent de Lazières


 

Ce couvent, dont il ne reste actuellement qu'un amas de ruines, était situé dans le vallon solitaire et sauvage au sud-est du village de ce nom, sur le n° 452 section A du plan cadastral, et à 225 mètres environ à l'est de la fontaine actuelle de Lazières.

 

 

 

 

la-fontaine-de-lasfargue.jpg

 

 

 

                                                                                 La fontaine de Lazières

 

 

 

 


Il dépendait de l'abbaye de Leyme appartenant aux religieuses de l'ordre de Citeaux; la supérieure prenait le titre de dame de Lazières.

Il fut fondé en 1272, par Barthélemy de Roux, évêque de Cahors.*

La plus petite des cloches dont j'ai parlé ci-dessus et qui appartenait au couvent de Lazières, comme l'atteste son inscription.

Quant à la destruction de cet édifice, elle eut lieu probablement à la même époque que celle des autres couvents et doit être attribuée aux troubles de la Révolution, quoique les habitants du hameau de Lazières lui donnent une autre cause peu honorable pour les nonnes de l'ancien temps.

Le cimetière était en face du couvent, de l'autre côté du chemin, le long duquel on trouva en 1835 une vingtaine de tombeaux rangés côte à côte.

Prés du couvent se tenait tous les ans, vers la Saint Jean, une foire-frairie* qui attirait un grand concours du peuple.


  *  Extrait de: HistoireGénérale de la Province de Quercy, par Guillaume Lacoste aux éditions J Girma, Boulevard Gambetta, Cahors:

"Le comté de Toulouse passe sous la domination des Rois de France - Le comté de Foix est vaincu par Philippe le Hardi - Arnaud Duèze - Fondation du couvent de Lazières - Mort de Christophore de Ramondiola, fondateur et premier gardien du couvent des Frères mineurs de Cahors - Dons et fondations de l'Evêque Barthélemy de Roux - Mort de ce prélat ..."


 source BNF Gallica.

 

 

*  Raphaël Périé: Histoire du Quercy (aucune encyclopédie ne trouve trace de cet ouvrage et de son auteur, il a vécu au XIX siècle)

 

 

* foire-frairie: fête, kermesse, banquet ...


Par patrice - Publié dans : montamel
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Vendredi 18 mars 2011 5 18 /03 /Mars /2011 11:09

 

Des documents nous ont été prêtés et scannés ...

Ces documents sont anciens, certains très abimés et mal écrits ... 

Mais ils sont en de très bonnes mains pour une tentative de déchiffrage et de traduction ... Il faut laisser le temps au temps ...

Ces documents ont été édités pour la plupart au XVII siècle ... Nous attendrons un peu ...

 

  juin 2009

 

 

 

 

Par patrice - Publié dans : montamel
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Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 09:03

Ce château contient aussi des souterrains dont une partie servait de cachot pour les prisonniers. Ils se trouvent sous l'enceinte intérieure.

Aprés avoir appartenu aux Durfort jusqu'au commencement de ce siècle (19ième), il fut apporté en dot par une demoiselle de cette famille à M. de Faucigny, prince de Lucinge. Mlle de Durfort étant morte sans enfant avant son mari, ce dernier vendit le château, il y a peu d'années, au possesseur actuel, M.Delsol, juge de paix de St Germain.

Quant aux trois autres châteaux, il n'en reste aucun vestige apparent. Tout au plus peut-on indiquer le lieu où ils s'élevaient.

  • Le château de Montamel, appelé aussi château des Cuisines, était situé à l'ouest du village, n° 1295-1296, section A du plan cadastral. A côté se trouvait un puits ou citerne aujourd'hui comblée, et au fond de laquelle, disait un vieillard mort il y a quelques années, on avait descendu une cloche, celle dudit château.
  • Celui du Causse, sur le n° 1976, section A.
  • Castelnau, vraisemblablement celui de Pech Sérone, au bord de la route du Piagé à Montamel, n° 1301, même section, à l'endroit le plus élevé. 

En labourant sur l'emplacement de ce dernier château, le propriétaire du champ rencontra les fondation d'une construction circulaire. Comme à cet endroit il avait ramassé auparavant quelques pièces de monnaie, il fouille dans l'espoir d'y trouver quelque trésor.
Aprés bien des efforts apparait une niche pratiquée dans les parois du mur, et dans cette niche un pot de terre d'un poids raisonnable. Vite, il s'empresse de l' ouvrir; mais au lieu de piéces rutilantes, il n'aperçoit qu'une poussière grisatre: était-ce une urne cinéraire?





  trouvé au château des Cuisines, des bris de vaiselle, poteries et une fourchette... évidement.
Par patrice - Publié dans : montamel
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Samedi 26 novembre 2005 6 26 /11 /Nov /2005 08:34






Des quatre châteaux qu'il y avait à Montamel avant la révolution, un seul a été épargné, celui de Laroque, situé au hameau de ce nom.
A cause des réparations qu'on y a faites, il est assez difficile de dire exactement ce qu'il était autrefois. Sans parler des constructions récentes, il comprend une cour intérieure entourée de deux corps de logis rectangulaires et parallèles, reliés par deux murs et flanqués de deux tours rondes. Ces tours placées aux angles intérieurs et alors plus élevés, sont aujourd'hui ramenées au niveau des autres constructions.

L'un des corps de bâtiment est appuyé au S-E sur le mur d'enceinte qui entoure le reste de l'habitation d'un vaste rectangle, en laissant libre au S-O et N-E deux assez grands espaces carrés.
C'est dans la cour de ce dernier côté, en face des tours, que se trouve la porte d'entrée. Elle est pratiquée en forme de voûte dans un massif de maçonnerie et était défendue autrefois par d'épais battants de bois dur (actuellement il n'y a plus qu'une claire-voie) : au dessus et à côté de cette porte, des salles qui pouvaient recevoir un certain nombre de défenseurs.






A part quelques meurtrières, dont deux se voient encore à l'une des tours, toutes les ouvertures autres que les portes consistaient en trous carrés ou rectangulaires plus ou moins grands, et garantis par des meneaux de fer.

Les murailles sont bâties de pierres plates liées avec du mortier, sauf les baies et les angles des murs où entre la pierre de taille. Ce n'était donc point un château fort proprement dit, et il ne pouvait pas offrir une grande résistance, même à l'époque où les armes à feu étaient inconnues.







En outre, comme on n'y trouve aucune trace de fossé; qu'on n'y voit pas de moucharabis*, ni de crénaux (à moins que la courtine qui relie les deux tours et dont la partie supérieure est démolie, ne fût crénelée), que le plein cintre y est exclusivement employée;  que les nervures de voûtes d'arête ne se montrent nulle part, il est assez probable que ce château date du XIème siècle.

*Grille de bois qui permet de voir sans être vu. (dorigine musulmane)

Quant aux trois autres châteaux, il n'en reste aucun vestige apparent.
Le château de Montamel, appelé aussi château des Cuisines, était situé à l'ouest du village...

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commentaire hors monographie:

Un document (acte notarié), dernièrement porté à ma connaissance atteste à la date du 05 octobre 1683, la requête par Jean de Gironde, seigneur de Montamel, contre Antoine Rodié maître architecte à la ville de Cahors.
Ce document, est en fait une contrainte d'exécution de travaux au château des Cuisines et confirme de fait, sa présence en 1683.

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Par patrice - Publié dans : montamel
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Vendredi 25 novembre 2005 5 25 /11 /Nov /2005 15:16





L'église de Montamel est sous le vocable de Notre Dame de L'Assomption. Son plan figure la croix latine, avec le coeur à l'est, la nef et la principale porte d'entrée à l'ouest, et une chapelle dans chacune des deux autres branches de la croix; celle du nord est dédiée à la Sainte Vierge, celle du sud à Saint Joseph.

D'un côté de cette première chapelle est placée la sacristie, dont la porte communique avec le sanctuaire; de l'autre, prés de la deuxième porte d'entrée, se trouve un espace rectangulaire voûté qui contenait une troisième chapelle, où était disposés les reliques de Saint Roch. Autrefois ces reliques attiraient un certains nombre de pèlerins.

Dans l'intérieur de l'église, on remarque un assez bel autel en marbre blanc, deux vitraux et quelques fresques d'une époque récente. En outre on y voit un vieux tableau représentant La Mort De Saint Louis. La tradition rapporte qu'il a été donné par un des membres de la famille Durfort, seigneurs de Laroque Montamel. Au bas de ce tableau se trouve en effet les armoiries de cette maison, surmontées d'une couronne ducale, ce qui indique qu'il est postérieur à 1689, car les lettres parentes de duc furent délivrées cette année là seulement à Jacques-Henry de Durfort, de la branche aînée.
    

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Sur le milieu du transept s'élève le clocher, construit vers 1855. Il est de forme quadrangulaire avec une ouverture en plein cintre dans la façade. Avant l'érection du clocher, deux des trois cloches que possède la paroisse, étaient suspendues dans deux ouvertures pratiquées dans ce but au pignon de la façade principale de l'église, et la troisième était placée à l'intérieur.

Les diamètres respectifs de chacune d'elles sont de 47, 62,83 centimètres, et leurs inscriptions en commençant par la plus petite:


IHS MARIA SANCTE MARTIALIS ORA PRO NOBIS DE LIZIERES 1624*

AD ANNVNCIANDVM MANE MISERICORDIAM TVAM ET VERITATEM PER NOCTEM TVAM PSAL 91L 1620.

SCTA MARIA SANCTA BARBARA ORA NOBIS QVI DAS NIVEM SICVT LANAM. NEBVLAM SICVT CINEREM SPARGIS MISERERE NOBIS 1683 PARIN N JEAN DE GIRONDE SECNIEVR DE  MONTAMEL MARINE N BARBE GENEVIEVE DE SAREBOIS DAME DE LA ROQUE.

Que l'on peut essayer de traduire:

JESUS MARIE SAINT  MARTIAL PRIEZ POUR NOUS FAIT A LAZIERE 1624

POUR ANNONCER  LE MATIN TA MISERICORDE  ET  TA VERITE  PENDANT  LA NUIT  PsAUME 91 L 1620.

SAINTE  MARIE SAINTE  BARBE  PRIEZ POUR NOUS.  VOUSQUI DONNEZ LA NEIGE ET LA LAINE, VOUS QUI REPANDEZ    LA NUEE ET LA CENDRE  AYEZ  PITIE  DE  NOUS 1683.  PARRAIN  LE NOBLE  JEAN DE GIRONDE SEIGNEUR  DE  MONTAMEL MARRAINE NOBLE  BARBE GENEVIEVE DE SABREVOIS DAME DE LAROQUE.


* Cette cloche,  Ste Barbara, a appartenu au couvent de Lazière. Ce couvent  fondé en 1272 par Barthélemy  deRoux évêque de Cahors, dépendait de l'abbaye de Layme appartenant aux religieuses de l'ordre de Citeaux.




Ste Barbara
 
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Vendredi 25 novembre 2005 5 25 /11 /Nov /2005 12:07


Montamel ( mont à miel ) montagne produisant du miel en abondance: telle est évidement l'étymologie du nom de cette commune.
Cette étymologie est d'ailleurs justifié par:


le grand nombre d'essaims qui vivent encore en liberté dans certaines parties du territoire de cette localité, où les habitants ne peuvent, à cause des abeilles, mener paître les boeufs pendant l'été.


par la rente en cire que le seigneur de Laroque percevait dans ses divers fiefs, ainsi que l'atteste le cahier de rentes dudit seigneur, où sur 179 emphytéotes* inscrits, 34, presque tous ceux de Laroque et Montamel, devaient un tribut en cire

  *sorte de contribuable

Cette explication étymologique est charmante, elle participe à la légende.
Mais la toponymie occitane a depuis modifié de façon beaucoup plus réaliste la vision que pouvait avoir ce cher Eloi:
 Montamel vient de Amel, nom de personne d'origine germanique, associé à mont comme beaucoup de noms de lieux: mont Amel.







C'est vers le milieu du X ième siècle que Montamel a été mentionné pour la première fois. En 940, mourut à Cahors un riche archidiacre nommé Inglebert, de la puissante famille des Gourdon. Il disposa dans son testament, en faveur de Frotard et d'autres, de vastes domaines au nombre desquels se trouvait Montamel.


Par patrice - Publié dans : montamel
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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /Nov /2005 19:30



Quoi de plus banal que de parler de son village, de son quartier, même adoptif. De parler du sentiment de bien être quand on se retrouve dans son environement, bien loin de la furie citadine, de la schizophrénie  libérale. Ici comme partout ailleurs dans nos campagne, l'activité humaine est la même depuis des siècles: travailler la terre, récolter son labeur.
C'est notre histoire à tous.

C'est en compagnie d'Eloi Vidal, instituteur en poste dans la commune de Montamel  au XIXième siècle, que je vous emmène pour une petite balade; pour guide sa monographie publiée en 1880.






montamel: 19 11 2005. photos prises entre 1978 et 2011
Par patrice - Publié dans : montamel
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