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En chantier ... Un peu ... beaucoup d'histoire ...

Publié le par patrice

monographie 1880

LA FAMILLE DE GIRONDE:

 

La communauté de Montamel dépendit d'abord de quatre seigneurs: le seigneur de Laroque et de ses trois vassaux, le seigneur de Montamel, celui du causse et celui de Pech-Sérone.

De Guerre, seigneur de Mechmont, possédait le fief de Montamel, mais n'y résidait pas. Ce n'est qu'au commencement du XVe   siècle, après avoir vendu son château de Mechmont et les domaines qui l'entouraient à l'évêque de Cahors, qu'il vint s'établir à Montamel.

En 1480, à la suite d'un procès, les fiefs du Pech-Sérone et du Causse furent réunis à celui de Montamel, qui dès lors pris le nom de grand fief de Montamel. ( cahiers des rentes du seigneur de Laroque).

En 1503, noble Pierre de Guerre et noble homme François de Guerre possédaient le grand fief, le premier comme seigneur, l'autre comme co-seigneur. Ils n'étaient pas assujetis personnellement au service militaire, mais ils devaient seulement fournir à eux deux un archier  (annuaire de 1865).

Archier du latin arcarius: porteur d'arc, archer.

Le fief de Montamel ne resta pas toujours dans la même famille, puisqu'à la fin du XVIIe siècle, noble Jean de Gironde et noble François de Cours sieur de la Sarladie en étaient détenteurs.

 

blason ou armorial des seigneurs de Gironde ... de Laroque-Montamel  ??? reste a vérifier.

Les seigneurs de Gironde possédaient en outre le fief de Gironde (Cours-Saint-Michel), celui de Lalande (Saint-Martin-de-Vers), celui de Souyris (Francoulès), etc ... Un descendant de ces seigneurs est actuellement à Cahors, (1880)  dans une position plus que modeste.

François de Cours était co-seigneur de Montamel, comme gendre d'un de Guerre.

Plus tard sous le règne de Louis XVI et pour une cause qui m'est inconnue, Montamel fit retour au seigneur de Laroque.

La terre de Laroque-Montamel et les fiefs qui en dépendaient furent toujours, depuis une époque qu'il n'est pas possible de préciser, mais antérieure au XIe siècle, jusqu'à la fin du XVIIIe possédées par la même famille, celle des Durfort.

 

LA FAMILLE DURFORT :

 

Cette famille descendait de l'illustre et ancienne Maison de ce nom, originaire de Guyenne et de Foix, célèbre pendant plusieurs siècles dans nos histoires et alliée aux plus puissantes familles d'alors.

  La tige des Durfort de Laroque, d'une branche cadette, doit être un oncle ou un frère de Bernard IV (XIIIe et XIVe siècle), dont la femme Régine de Got, nièce du pape Clément V, lui apporta en dot la terre de Duras.

Toutes les branches de cette famille ont eu aïeux communs:

        Bernard Ier de Durfort (commencement du XIe siècle), le premier dont il soit fait mention, qui possédait de vastes domaines dans l'Agenais, où se trouvait la ville de Durfort, et dans le Quercy.

         Sa fille Amélie, qui épousa Pierre, comte souverain de Foix (XIe siècle)

         Ses trois arrières petits-fils : Roger III, comte de Foix; Pierre-Bernard, Archevêque d'Aix ; Raymond Roger (XIIe siècle), seigneur de Durfort (autre ville du comté de Foix), troubadour qui se fit distinguer à la cour du comte de Toulouse.

Comme les titres obtenus par les membres de la branche ainée étaient accordés à tous les Durfort, je citerai encore dans cette branche, outre Bernard dont j'ai parlé lpus haut:

              Gaillard III, né en 1353, qui perdit le château de Duras dans les guerres contre les anglais, reçut en compensation la prévôté de Bayonne, fut marié à Jeanne de Lomagne, fille du vicomte de Lomagne, de la famille souveraine d'Armagnac. C'est depuis ce mariage que les Durfort ajoutaient à leurs armoiries celles de Lomagne et portaient :

Ecartelé au 1 et 4 d'argent à la bande azur, qui est Durfort et au 2 et 3 de gueules, au lion d'argent, qui est de Lomagne.

 

Armoiries des comtes de Lomagne

 

                                         Armoiries de la famille Durfort

 

 

       Symphorien de Durfort, baron de Duras, ect, mort en 1561, qui fut colonel de l'infanterie légionnaire de Guyenne, député de la noblesse de cette province aux Etats Généraux de 1561 et qui la même année, à la tête des protestants, défit Monluc, chef des catholiques. Il est général désigné sous le nom de Duras.

        Son fils Jacques de Durfort (XVIe et XVIIe siècle) qui fut nommé par lettres-patentes de 1609.

         Son arrière petit-fils Jacques Henry de Durfort (XVII siècle) qui fut fait duc de Duras en 1689, par le roi Louis XVI. C'est à partir de dette époque que la maison des Durfort surmontait son écusson d'une couronne ducale.

(Presque tous les renseignements donnés sur les Durfort sont tirés du Grand Dictionnaire Historique, publié en 1704 par l'abbé Moréri)

          Enfin  Eloi Vidall termine par ce qu'il à dire des Durfort : ces quelques mots sur ceux de Laroque.

        Au XVIIe siècle, ceux ci se donnaient le titre de sieurs de Lafontade.

         L'avant dernier membre de cette famille (XVIIIe siècle) prenait les qualifications de comte de Durfort, seigneur en toute justice haute, moyenne et basse, de Laroque Montamel et autres, co-seigneur de Peyrilles, lieutenant du roi et commandant de fort Médoc.

          Le dernier Durfort de Laroque mourut sur l'échafaud révolutionnaire, un jour avant Robespierre.

 

 

 

 

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